Array ( [lang] => fr [alias] => la-finance-climat-dans-la-region-arabe ) La finance climat dans la région Arabe

La finance climat dans la région Arabe

Rôle de la finance climat

En termes de lutte contre le changement climatique, un double défi pour les gouvernements et les partenaires de développement est présent. Ce défi consiste à mobiliser des ressources suffisantes pour minimiser les impacts du changement climatique – surtout pour les groupes sociaux et les zones les plus vulnérables – ainsi que l’intégration du changement climatique dans les réformes en cours et la modernisation des services d’infrastructures. Pour les pays les plus pauvres, le défi consiste à équilibrer les priorités de développement à court terme avec des actions qui visent à réduire la vulnérabilité aux changements climatiques à long terme. C’est là où la finance climat intervient pour trouver cet équilibre et aider les pays arabes à combiner les priorités de développement avec ceux des changements climatiques.

Focus sur la région Arabe

Il y a 14 fonds multilatéraux actifs dans la région arabe et un fonds bilatéral . Le Fonds pour les technologies propres (FTP) vient en premier, avec les plus grandes contributions estimées à un total approuvé de 733 millions de dollars pour six projets au Maroc et en Egypte. Le Fonds de l’Environnement Mondial (FEM4) vient après avec des contributions inférieures qui sont estimées à 51 millions de dollars consacrées à 14 projets dans la région.

 

 

 

 

 

Le financement dédié à la région arabe a été et reste majoritairement concentré sur des projets d'atténuation. Sur un financement climatique total approuvé de 1.037,38 millions de dollars, plus de 82% du financement dans la région a été alloué à des projets d'atténuation.

 

 

 

La majorité de ces financements sont destinés à soutenir des projets de grande échelle relatifs à l’éolien et l’énergie solaire concentrée (CSP), et dans une moindre mesure, des projets axés sur l'efficacité énergétique, le transport durable et la technologie solaire à petite échelle. En termes de répartition de financement, les financements sont principalement concentrés sur deux pays :

  • Le Maroc avec un montant total approuvé de 649 millions de $ ; et l’Egypte avec un montant total approuvé de 197 millions de $.

Au cours de la même période (2003-2015), les pays les moins développés dans la région arabe, à savoir le Djibouti et le Yémen, ont également reçu des fonds, majoritairement dédiés aux projets d'adaptation. Ces financements ont été d'environ 35 millions de dollars pour le Djibouti et 52,5 millions USD pour le Yémen. Les projets financés sont principalement axés sur le secteur de l'eau et de l'agriculture, s’agissant d’une priorité d'adaptation évidente pour les pays de cette région pauvre en eau.