Array ( [lang] => fr [alias] => finance-climat--quest-ce-que-cest ) Finance climat qu?est-ce que c?est?

Définition

Climate Finance

Bien qu'aucune définition unique de la finance climatique ne soit adoptée à ce jour à l’échelle internationale, il est convenu que la finance climat réfère aux sources de financement locales, nationales ou transnationales, qui peuvent être tirées des sources de financement publiques, privées et alternatives de financement. Ces ressources financières sont destinées à couvrir les coûts de la transition vers une économie mondiale faible en carbone et de s’adapter, ou renforcer la résilience, aux impacts actuels et futurs des changements climatiques.

Le 5ème rapport du Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’évolution du Climat (GIEC AR5) précise qu’en l’absence d’actions ambitieuses et immédiates visant le contrôle du réchauffement climatique en deçà de 2°C et l’adaptation au changement climatique, les coûts augmenteront massivement dans le futur.

En effet, la finance climat est essentielle pour lutter contre le changement climatique dans les deux volets d'atténuation et d'adaptation. Pour l'atténuation, des investissements à grande échelle sont nécessaires pour réduire considérablement les émissions, notamment dans les secteurs qui émettent de grandes quantités de gaz à effet de serre. Des ressources financières importantes sont pareillement indispensables pour permettre aux pays de s’adapter aux effets néfastes et de réduire les impacts du changement climatique.

 

Principes

La Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), le Protocole de Kyoto, les accords et les décisions adoptées par la Conférence des Parties (COP) ont mis au point certains principes fondamentaux régissant les interactions financières entre les pays en développement et ceux développés.

De ce fait, la finance climat est particulièrement fondée sur les principes de transparence et de responsabilité, en particulier lors de la phase d'administration et de gouvernance, qui vient après la phase de mobilisation et avant le décaissement. Ces principes aideront à mettre en place une relation de confiance entre les partenaires dans les pays développés et ceux dans les pays en développement, et d'améliorer l'efficacité du financement.

La responsabilité est communément partagée dans la mesure où les pays en développement ont besoin de savoir que les ressources financières sont prévisibles, durables, et que les canaux utilisés leur permettent d'utiliser les ressources directement sans difficulté. Pour les pays développés, il est important que les pays en développement démontrent leur capacité de recevoir et d'utiliser les ressources de manière efficace. En outre, il doit y avoir une transparence totale dans la façon dont les ressources sont utilisées pour les activités d'atténuation et d'adaptation. Un système efficace de mesure, de notification et de vérification (MRV) du financement climatique est essentiel pour bâtir la confiance entre les acteurs concernés.

Acteurs

La finance climatique implique la coopération de plusieurs acteurs, à commencer par les pays développés via les acteurs publics et privés, aux pays en développement. Ce concept est également en conformité avec le principe de la responsabilité commune mais différenciée établi par la CCNUCC, qui stipule que les pays développés Parties (Parties à l’Annexe II) doivent fournir des ressources financières pour aider les pays en développement Parties à mettre en œuvre les objectifs de la CCNUCC.

Les acteurs publics conduisent le système global de financement climatique en réduisant les coûts et les risques d'investissements climatiques, en renforçant les connaissances et les capacités techniques, et en construisant la feuille de route nécessaire pour renforcer la confiance dans ces investissements.

Les acteurs privés, qui vont des ménages individuels jusqu’aux sociétés multinationales et leurs intermédiaires, détiennent les ressources nécessaires pour conduire la transition vers une croissance à faible carbone et résiliente au changement climatique
 

Paysage simplifié de l’architecture international de la finance climat et des acteurs associés (Source: WRI)

Défi actuel

Le défi actuel est d'augmenter les contributions financières avec l'objectif de mobiliser 100 milliards de $ par an d'ici 2020, ce qui représente une cible défiante. Ce défi est l'aboutissement de plusieurs décisions. La mobilisation de 100 milliards $ par an d'ici 2020 a été d’abord intégré dans l'Accord de Copenhague en 2009 (COP15), qui a été confirmé par les Accords de Cancun (COP16, 2010). Ainsi, les pays développés se sont engagés sur 30 milliards $ entre 2010 et 2012 (considéré comme Financement de démarrage rapide). Depuis la fin de cette période, les pays contributeurs ont annoncé qu'ils ont dépassé cet objectif. Même si les volumes de financement à moyen terme demeurent incertains, les pays développés ont néanmoins réitéré leur engagement à mobiliser 100 milliards $ de financement public et privé par an d'ici 2020, et grâce à l’Accord de Paris, ils ont accepté de continuer à mobiliser des ressources financières à ce niveau jusqu'en 2025.